Réparation et entretien des bateaux bois

Le Mat....





 

Un des sujets les moins traités dans les ouvrages sur la construction amateur est le mat. C'est pourtant un élément de taille (au propre comme au figuré) dans la bonne marche d'un voilier.

Où est l'intérêt de concevoir une coque rapide et aux entrées d'eau fluides, en rêvant aux surfs au portant que vous allez faire si c'est pour planter sur votre pont un vulgaire poteau télégraphique totalement anti-aérodynamique ou un bout de tube aluminium à la rigidité douteuse qui va jouer à l'arc de Robin des bois à la moindre sollicitation des bastaques et flamber dès que vous voudrez régler le rond de chute de la grand-voile ?

Mais avant d'aller plus loin dans l'idée de concevoir un mat simple et performant, il convient que nous jetions un coup d'oeil aux mats traditionnels que l'on rencontre sur la plupart des constructions amateur et à leur méthode de construction.

Construction mat


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Réparation membrures





 LES MEMBRURES PLOYEES CASSENT: POURQUOI?

       Elles veulent rappeler aux amateurs de vieux gréements que leur bateau est en bois… et donner du boulot aux quelques extra-terrestres qui savent encore travailler selon les méthodes
traditionnelles!





Plus....


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Le calfatage

 
​    Autrefois, les « calfats » étaient nombreux sur les chantiers maritimes, la plupart des bateaux étant construit en bois. D’eux dépendait l’étanchéité des assemblages des bordés, des lattes du pont, etc. afin d’éviter que l’eau de mer ne pénètre à l’intérieur du navire.
       Le calfatage est donc l’action qui consiste à rendre étanche la coque d’un bateau en garnissant avec de l’étoupe (calfat) les fentes existant entre les planches de bois puis en les recouvrant avec de la brai (résine de pin ou goudron)
      Aujourd’hui, le métier se raréfie et il est difficile de trouver un bon calfat, mais ont peux encore en trouver sur certains chantiers maritimes.
       Leurs gestes sont les mêmes que ceux des anciens et l’outillage n’a guère changé depuis plusieurs siècles.

            Le calfat, grâce à son maillet, frappe le fer taillant (le 1 dans la figure ci dessous) (ou "calfet")  qui est affûté et "délise" la jonction des planches (il enlève un mince copeau de bois pour la rendre régulière). Le fer travaillant (2), qui n'est pas affûté, sert à bourrer la première étoupe dans le fond du joint.
           On tasse alors avec le fer en deux (3) la seconde et éventuellement la troisième étoupe qui est "cueillie" (on fait des boucles régulières que l'on tasse avec le fer en deux ou en trois (4) ).
           Le doigt le plus exposé au maillet est le petit doigt que l'on protège avec un doigtier en cuir ou tout simplement d'un enroulement d'étoupe.
         L'étoupe en place, on mastique les jonctions (coutures) situées au-dessus de la flottaison avec du brai à l'aide du "guipon" (pinceau rudimentaire à long manche).
         Le brai fondu à la "pigouille" est approvisionné dans des seaux en bois. Pour les bateaux non doublés de cuivre mais seulement passés au copperpaint, on gratte l'excès de brai quand il est sec.

        Les calfats étaient rémunérés à la tâche et à la journée: ils devaient exécuter entre 30 à 36 pieds de couture et rester sur le chantier jusqu'à la cloche de 4 heures. Il devait ensuite se décrasser les mains à l'huile de lin ou à la graisse ou au beurre et ils s'essuyaient avec de l'étoupe.
         Le calfat range son outillage dans une caisse en bois appelée "marmotte". Le petit banc du calfat, "la jument", s'y ajuste exactement et le filin servant à la fermer permet de lier le tout.  Le maillet, dont le manche est tenu à l'épaule, permet de porter tout l'outillage.








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Sikaflex


      A chaque utilisation son Sykaflex.......




Le tableau